L’apnée du sommeil se produit plus souvent qu’on ne le pense

Les personnes souffrant d’apnée du sommeil n’en sont généralement pas conscientes, alors que cette condition peut avoir de graves conséquences sur la santé et est facile à traiter. Les résultats d’une nouvelle étude scientifique à grande échelle menée au cours des deux dernières années par l’Université de Paris et Microsoft en témoignent.

L’étude a été menée auprès de 1250 employés de Microsoft en France. De ce nombre, 6,4 % souffraient d’apnée du sommeil. Ce pourcentage est beaucoup plus élevé que ce qui a été démontré dans les recherches effectuées jusqu’à présent. Il est frappant de constater que 78 pour cent des personnes chez qui l’apnée du sommeil a été diagnostiquée ignoraient complètement qu’elles souffraient de ce trouble du sommeil.

L’apnée du sommeil, un véritable fléau

La recherche visait à recueillir des données scientifiques actuelles sur la fréquence de l’apnée du sommeil, aussi connue sous le nom de syndrome d’apnée obstructive du sommeil (SAOS). Depuis des décennies, les médecins et les scientifiques soupçonnent un degré élevé de sous-diagnostic. Au cours de l’étude, on a donc examiné combien de personnes souffrent de la maladie sans le savoir et sans être traitées. En outre, l’étude a examiné si le pourcentage est plus élevé que les chiffres habituels, qui supposent un pourcentage entre deux et quatre.

30 pour cent des employés de Microsoft en France ont participé à l’enquête. Il s’agissait d’hommes et de femmes d’âges et de niveaux d’éducation différents, avec des types d’emplois et des origines culturelles différents. Des études de dépistage déjà connues et souvent citées ont porté sur des populations beaucoup plus petites. En 1993, par exemple, un groupe de 502 personnes a fait l’objet d’une enquête.

Cela varie de cinq à plus de trente fois par heure. Selon le Dr Pierre, pneumologue au CHU de Paris et lié à la recherche sur le sommeil, de nombreuses personnes souffrent d’apnée du sommeil sans savoir par elles-mêmes : “C’est plus dangereux que vous ne le pensez”. En perturbant le sommeil, ils se reposent moins la nuit, se fatiguent et s’endorment pendant la journée. Ils fonctionnent de moins en moins bien au travail et ont un fusible court à la maison. Ces plaintes sont dues au stress ou à la pression. Ce trouble augmente le risque d’hypertension artérielle, de diabète et de maladies cardiovasculaires. Il est donc très important que ces personnes soient aidées. Cette recherche permet à la science de mieux comprendre la nature et l’étendue de la maladie. Cela a des conséquences positives pour les personnes souffrant d’apnée du sommeil. En raison de la connaissance du tableau clinique, les patients et les omnipraticiens peuvent réagir plus rapidement aux plaintes, ce qui accélère l’aiguillage et le traitement.

La recherche a montré que l’hypertension artérielle nocturne a un effet direct sur la tension artérielle diurne. Dans de nombreux cas, ce chiffre est considérablement plus élevé. Cette pression artérielle élevée augmente continuellement la pression sur le cœur, ce qui augmente le risque de troubles cardiaques ultérieurs.

Parmi les adultes en France, 6% à 8% souffrent respectivement d’apnée pendant le sommeil. Cependant, lorsqu’on regarde les personnes qui se présentent à l’hôpital avec leurs premiers problèmes cardiaques, il semble que 20% de ces personnes souffrent de ronflement et/ou d’apnée pendant leur sommeil. Un lien qui a été confirmé par les scientifiques.

La Fondation Française du cœur travaille actuellement à des études supplémentaires sur cette tendance afin de démontrer davantage de relations. De cette façon, il est possible de mieux préparer les personnes souffrant d’apnée à d’éventuels problèmes cardiaques.

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